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La première tranche de notre dossier présente le loup, son milieu de vie, son histoire ainsi que le pastoralisme. Ce sont les protagonistes principaux s'opposant dans notre problématique et nous devons les connaître pour en parler… |
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La meute de loups possède une structure sociale bien définie, nous tenterons de vous la présenter dans cette partie… |
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Dans la meute, il y a une manière spéciale d'empêcher les membres d'une famille de loup de se battre entre eux. C'est ce qu'on appelle l'ordre de dominance. Chaque membre de la meute a une place, ou rang au sein de cet ordre. Lorsqu'un loup de rang supérieur a un désaccord avec un loup de rang inférieur, généralement le loup de rang inférieur cède sans se battre. Dès leur plus jeune âge, les jeunes loups commencent à établir un rapport de dominance entre eux. Agés d'à peine un mois, les louveteaux d'une portée peuvent commencer a se battre entre eux, à la fin un des louveteaux se roulera sur le dos pour montrer qu'il abandonne, tandis que l'autre lèvera la queue en signe de dominance. |
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Alpha : les meneurs d'une meute de loup sont le mâle et la femelle alpha, qu'on peut reconnaître grâce à leur queue levée. Le couple est respecté par tout le reste de la bande. Pour les petites proies par exemple, les jeunes louveteaux et les autres membres subalternes de la bande ne peuvent se nourrir qu'après le couple alpha, et ils sont souvent obligés de quémander. Les loups alpha ont généralement atteint l'âge adulte, et ils peuvent assumer ce rang pendant huit ans. Quand ils se déplacent, le mâle alpha mène généralement la meute et choisit la route, mais la femelle alpha reste à ses côtés. Bêta : le mâle bêta baisse la tête et la queue lorsqu'il se trouve à proximité du couple alpha pour leur montrer qu'il lui obéira. Subalterne : Ce sont en général de jeunes animaux, mais quelques fois on trouve d'anciens loups alpha qui ont perdu leur statut. S'ils restent avec la meute, les subalternes jouent un rôle très important en aidant à s'occuper des louveteaux et à les nourrir. A certaines périodes, l'aide qu'apportent les subalternes pour l'alimentation permet à un plus grand nombre de louveteaux de survivre. Oméga ou bouc émissaire : Dans les grandes meutes de loups, il y a souvent un membre au statut inférieur sur lequel converge toute l'agressivité sociale du reste de la meute. Il semble être le bouc émissaire, et il arrive même qu'il soit complètement banni. C'est sans doute une des raisons qui pousse certains membres de la meute à se disperser et devenir indépendants, plutôt que de rester au bas de la hiérarchie ou en retrait de la meute. Un bouc émissaire a toujours une fourrure anéantie et les oreilles baissées, il rase pratiquement le sol, et a souvent la queue repliée entre les jambes. Loup solitaire : C'est un jeune loup qui a quitté la meute. Il doit trouver un nouvel endroit pour vivre et s'accoupler et former un nouveau couple alpha. |
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Les signaux visuels du loup sont en grande partie basés sur le langage corporel. Parmi les expressions heureuses du loup et du chien, on compte la bouche ouverte, la langue qui pend et les oreilles qui pointent. Les émotions qu'un loup exprime par le langage corporel sont la suspicion, la menace, l'anxiété et la soumission. Une attitude menaçante est assez différente. Un animal menaçant - chien ou loup - fronce le nez, ouvre la gueule, montre les dents, sort les babines, et dresse les oreilles. Cette expression est généralement accompagnée par un grondement ou féroce grognement. Le chien ou le loup inquiet face à la menace a une toute autre expression. Il garde la gueule fermée et les babines en retrait, a les oreilles baissées et gémit. Une des expressions les plus utiles d'un loup est le « regard fixe », ou le « regard furieux. » Souvent, il suffit à un loup alpha de fixer un loup subalterne pour que l'animal immédiatement recule, se retourne et disparaisse. Le loup ou le chien utilise également certaines positions corporelles et bouge la queue d'une certaine manière pour communiquer. Ainsi, un loup menaçant non seulement grogne et montre les dents, mais il se hérisse aussi, du cou à la queue et augmente de volume. A l'inverse, le loup menacé rentre les babines dans une sortes de grimace défensive, se replie sur lui même, a la queue entre le jambes et peut même se laisser rouler sur le côté ou sur le dos, pour paraître plus petit. |
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Les témoignages suivants montrent que la prédation était déjà un problème à l'époque… Un fermier de la Sarthe a rédigé un mémoire au XVII ° siècle sur la prédation, pour demander de l'aide aux pouvoirs publics. Ce fermier donne un pourcentage de prédation de 10% sur son effectif. Cette prédation aurait occasionné la perte de 50 % du revenu du troupeau. Un siècle et demi plus tard, un important éleveur des Cévennes, crée un syndicat d'éleveurs. Ceux-ci se cotiseront afin de constituer une caisse qui paiera une prime, pour chaque loup tué. Un mémoire est rédigé, afin, là encore, d'obtenir de l'aide des pouvoirs publics. Les prédations sur le troupeau de 1500 brebis de cet éleveur, ont été mesurées pendant 15 ans et ont atteint 7 % de l'effectif. Au même moment, en Champagne, la prédation est évaluée à 6 % de l'effectif de l'ensemble des troupeaux d'une paroisse. Il faut rappeler que le contexte historique favorisait la prédation car la société de l'époque n'avait ni les moyens techniques, ni l'organisation sociale, pour réguler les populations de loups. Le loup était donc très présent en France, jusqu'au XIXe siècle, les derniers loups ayant été tués au début du XXe siècle. Des projets de réintroduction du loup, en France, sont apparus dans les années 1980. Les premiers loups ont fait leur apparition officieuse à l'automne 92 et officiellement en mai 93, dans le Mercantour. En 94, le loup est apparu dans les Vosges et en 98 dans les Pyrénées Orientales. La France compterait aujourd'hui une quarantaine de loups répartis dans le Sud-est du pays principalement. |
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Le pastoralisme est une activité ancestrale de production, qui résulte d'un lien étroit entre les hommes, la terre et les troupeaux. Le berger connaît son troupeau et son parcours et assure ainsi l'herbe, l'eau et la pérennité de son bétail. Le pastoralisme n'est pas une survivance, mais bien une activité moderne qui s'inscrit dans un contexte économique d'actualité. Ce type d'élevage présente de nombreux avantages pour les espaces naturels de montagne. En effet, les pratiques pastorales jouent un rôle environnemental en assurant l'entretien de paysages et d'écosystèmes biologiquement diversifiés mais aussi au niveau économique car elles représentent souvent une activité importante dans les régions difficiles. De plus, personne ne peut nier l'effet bénéfique de ce type d'élevage sur la santé des bêtes et sur la qualité des produits. Depuis quelques années, les éleveurs ont été sollicités afin de signer des contrats agri environnementaux afin de prévenir par exemple les incendies de forêt ou les avalanches… Les systèmes d'élevage varient selon les saisons, la géographie, la production sollicitée... En PACA, il existe quatre systèmes d'élevage ovin :
Notons que ces élevages ont des effectifs très variables. La race varie selon le système avec une dominance pour les Mérinos d'Arles (70%) et les Préalpes du Sud. Il y a le plus souvent deux périodes d'agnelage (une à l'automne et une au printemps) avec dans 80% des cas une mise bas par an et par brebis. L'essentiel de la production concerne la vente des agneaux élevés sous la mère et finis en bergerie. |
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